Toutes les photos ont été faites lors d’un shooting urbex (exploration urbaine).
Réalisé le 9 septembre 2020.
Le lieu n’est pas dévoilé afin de le préserver de plus de dégradations.
Tous les crédits sont trouvables sous les photos.

Un plein écran est disponible pour chaque photographie.
Elles sont en vente en tirage d’Art limité à 30 exemplaires et certifiées, détails sur la page dédiée ici

Interview de Geïko suite au Shooting;

j’ai ressenti cette aventure d’abord comme une rencontre intimiste,
La chaleur étouffante (nb; canicule d’août 2020 en France, 40°c en moyenne), les traces d’incendie, les sons et murmures, la brulure des cordes par la température, le maquillage par la simple crasse de la calcination.
La dynamique délabrée de ce lieu chargé d’histoire qui aujourd’hui se dévoile, une image sombre, révélant sa grandeur d’antan, emprunte d’un profond respect.
Mis à nu devant nous tel un animal blessé, cette prise de conscience fut salvatrice pour nous afin de révéler sa beauté oubliée.

Par son architecture, sa dégradation omniprésente, le moindre objet pouvant laisser son emprunte sur notre peau, la nudité au milieu de la crasse m’a fait vivre ce shooting avec beaucoup de complicité.
Chacun d’entre nous a ainsi pu ressentir différents sentiments et émotions, qui se sont coordonnées artistiquement parlant et ont amené à la détermination d’aller au delà de nos propres limites. La confiance qui régnait nous a permis de nous exprimer grâce au talent d’encordeur Shibariste de Skapal.
Ce, autant par les mises en scènes improvisées, que les angles improbables.

Les contraintes de l’urbex imposant de fait de ne rien dégrader, trouver l’insolite au travers de radios HS, bobines électriques et équipements de pompiers, pieds de tables, carte mère, chaussures, verre brisé, des traces de vies…. tous ces immondices permettant mises en scène insolites et improbables.
La prise de risque au travers de suspensions à plusieurs dizaines de mètres de haut en dessous de cette verrière ont été un parti pris assumé pour faire abstraction, et ainsi permettre un lâcher prise sur la vie, honorant une entière confiance envers les assistants et l’encordeur, et ne laissant que très peu de possibilités aux photographes pour régler la technique au détriment de la sécurité.

Un regret tout de même, le manque de temps et les contraintes créatives avec une équipe aussi investi et soudée nous aurait amener à plusieurs jours de shooting, ce que nous ne pouvions nous permettre.